Interlude : L’histoire vue des aventuriers

Par le 15 décembre 2010 | Tome III : Massacre à Hook Mountain | Aucun commentaire

Après avoir fait usage d’une diplomatie difficilement contrôlée devant les actes fort mal élevés de ses convives forcés, notre maitre des lieux, le Seigneur Vampire Ektur Malakor, après une ultime tentative d’obtenir des informations, éclata d’une rage aussi soudaine que violente. Il déclencha immédiatement les gaz asphyxiants stockés sous la forme de boules de verre qui s’écrasèrent au sol, et entra dans une furie meurtrière, en même temps que ses gardes du corps chauve-souris-vampires se jetaient dans la mêlée.

Qui furent les premiers à tomber ? Si l’on doit faire un ordre, cela est probablement : Kara, Glilia, Quink, Mandoraleen. Mais cela se suit d’assez près et quelle importance …

Étant un Seigneur Vampire d’honneur, il éviscéra lui-même chacun des aventuriers, afin d’en extraire des tripes suffisamment longues pour les pendre en haut de son manoir, comme il l’avait promis initialement. C’est sans doute à ce moment là que chacun réalisa qu’il y avait quelque chose d’anormal … Ils auraient dû mourir. Pourquoi donc alors, continuaient-ils à sentir les douleurs atroces alors que le Seigneur Vampire leur fouillait les entrailles ? Pire encore, une fois pendus par leurs propres tripes, la mort ne vint pas les chercher. Seulement la douleur, atroce, lente, longue, pendant des heures, des jours, des semaines, des mois peut-être, pendus ainsi, la mort leur refusant la délivrance qu’ils espéraient tant; les laissant dans un état d’agonie perpétuelle.

Puis, une lumière. Une luciole ? Lumière aveuglante, faim intense. La luciole évite leurs mains goulues qui se tendent pour l’attraper et la dévorer. Elle cisaille leurs tripes avec ses dents, et un par un ils chutent du haut du manoir, se brisant les membres déjà putréfiés, alors qu’importe. Puis la luciole vient de nouveau les narguer, se jouer d’eux. Et c’est tantôt en rampant, tantôt en marchant, telles les créatures qu’ils avaient occises en dernier, qu’ils essayent d’attraper ce bout de lumière vivante qui semble leur échapper constamment.

C’est sans s’en rendre compte qu’ils franchissent les grilles entrouvertes du manoir. Et c’est avec une rage infinie qu’ils voient la luciole disparaitre dans une nappe du brouillard perpétuel qui nimbe ce plan, dans laquelle ils se précipitent à leur tour.

De la lumière, puis une chaleur bienfaisante et désagréable qui les envahit alors qu’ils posent le pied sur leur terre natale.

Enfin … La mort vient les chercher.

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